Combien de viande par personne ?

par | 5 Avr 2022 | SEO Caché | 0 commentaires

Les habitudes sur la consommation de viande sont un sujet qui anime les discussions ! Que ce soit sur le plan de la santé ou sur celui de l’environnement, les recommandations sont variées. Quelles sont-elles ? Combien de viande par personne est-il recommandé de manger ? D’ailleurs, pourquoi est-il conseillé de modérer sa consommation de […]

9 min de lecture

Les habitudes sur la consommation de viande sont un sujet qui anime les discussions ! Que ce soit sur le plan de la santé ou sur celui de l’environnement, les recommandations sont variées. Quelles sont-elles ? Combien de viande par personne est-il recommandé de manger ? D’ailleurs, pourquoi est-il conseillé de modérer sa consommation de viande ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.

Pourquoi manger de la viande ?

La viande est source de protéines 

Afin d’avoir un bon fonctionnement de nos divers processus métaboliques, les protéines qui sont présentes dans la viande sont nécessaires. Ces protéines contiennent des acides aminés, qui sont des éléments importants des os, des muscles, du cartilage, de la peau et du sang. Tout ceci dans le but de grandir et soigner les tissus, mais également pour fabriquer des enzymes et des hormones.

L’apport nutritionnel de référence (ANREF) est de 0,8 gramme de protéines par kilogramme. Ce qui donne une consommation par jour de 56 grammes pour un homme et 46 grammes pour une femme. 

Les sportifs consomment la viande en quantité puisqu’elle est riche en protéines ce qui les aident à développer leurs muscles. Néanmoins, il faut consommer de la viande avec modération, une quantité raisonnable est suffisante pour t’apporter tous les acides aminés dont tu as besoin. Les acides aminés nécessaires à ton corps ne sont pas tous contenus dans la viande et ton corps est incapable de les créer tout seul. C’est pourquoi il faut avoir une alimentation variée. Tu peux varier tes repas en mangeant des légumineuses, des céréales, des légumes, etc. Quant à la viande, elle contient déjà 9 acides aminés basiques.

Il est souvent dit que les protéines animales sont plus qualitatives que les protéines végétales. Toutefois, en considérant leur digestibilité, on réalise que cette critique ne tient pas la route. Afin de nous aider à répondre à cette assertion, la FAO a créé l’indice PDCAAS (Protein Digestability Corrected Amino Acid Score). Cet indice nous permet de connaître la qualité d’une protéine, autrement dit : sa capacité à fournir tous les acides aminés importants dans les bonnes proportions après la digestion. Ce score évolue jusqu’à 100 qui est la valeur la plus élevée et 0 la plus basse. 

bœuf

Photo de Eiliv Aceron provenant de Pexels

La viande et les vitamines 

Une des vitamines essentielles à notre organisme est la vitamine B12. La meilleure façon d’en obtenir est par l’alimentation. On peut facilement en trouver dans les produits animaux, tels que les viandes, les poissons, les œufs et les produits laitiers. Le système nerveux et le système circulatoire fonctionnent bien grâce à cette vitamine. Par conséquent, il est primordial de consommer des aliments riches en vitamine B12.

Quant à la vitamine A, son rôle concerne principalement la régulation de ton système immunitaire.  Ainsi, grâce à la consommation de viande contenant cette vitamine A, cela nous permet de diminuer le risque de cécité nocturne et de réduire le risque de dégénérescence maculaire. Comme la membrane de notre œil dépend de cette vitamine, elle nous permet aussi d’avoir une bonne vision.  Par exemple, il est conseillé de manger du foie (de bœuf, porc ou poulet) qui est particulièrement concentré en vitamine A sous sa forme active, le rétinol.

La viande et le Zinc 

Pourquoi est-il important de consommer des aliments riches en zinc ? Tout simplement parce qu’il est utilisé par notre organisme dans des centaines de réactions enzymatiques. 

Afin de répondre à des fonctions de base, il faut consommer en petite quantité des aliments riches en zinc. Celui-ci va être bénéfique pour ralentir le vieillissement des cellules, garantir une division cellulaire saine et agir comme un antioxydant. Ce minéral peut se trouver dans l’agneau et le poulet. À présent nous allons attirer notre attention sur l’aspect environnemental des choses. 

Quel impact sur l’écologie ?

Bœuf, un élevage intensif 

Afin de conserver l’augmentation des températures mondiales en dessous de 1,5 °C, il est conseillé de réduire fortement les émissions liées à la production alimentaire. Par conséquent, réduire sa consommation de viande et particulièrement la viande rouge est un bon début. 

L’industrie de l’élevage bovin est le plus responsable du changement climatique. Ce type d’élevage émet une grande quantité d’émissions de carbone, qui finit par affecter et dégrader la biodiversité. 

Tous les élevages confondus sont responsables de 14,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la fabrication de viande rouge représente 41 % de ces émissions.

Dans le but d’obtenir les meilleurs rendements en ayant un coût bas, l’élevage intensif est l’option utilisée. Néanmoins, ce genre d’élevage entraîne des conséquences. 

Dans ces élevages les bovins sont nourris avec un mélange de maïs et de soja. Le problème réside dans la production du maïs et du soja qui entraîne le déboisement des forêts. Par la suite cela entraîne une destruction des sols dûe à la consommation excessive de pesticides. En plus de tout ceci, ces animaux sont traités comme de la marchandise et non des êtres vivants. 

élevage bovin intensif

Crédit photo de paysan-breton.fr

L’élevage extensif de bovins 

L’objectif de cet élevage est de donner une durabilité à la terre, en choisissant des races de bovins adéquates pour l’espace occupé. 

De plus, des études ont montré que l’effort est porté sur le bien-être des animaux et la protection du patrimoine naturel de la région. Il est vrai que l’élevage extensif a tendance à avoir un impact positif sur les paysages. Il aide à réguler la qualité des sols par le biais des ressources naturelles de la région. 

En regardant les aspects positifs de cet élevage, elle apparaît comme une solution pour consommer de façon raisonnable. Néanmoins, il est difficile même impossible de produire les quantités de viande d’aujourd’hui au vue de l’espace limité, même avec l’élevage extensif. Une des solutions peut être de relier l’élevage extensif à la diminution de la consommation.

élevage bovin extensif

Photo de Karol Czinege provenant de Pexels

Volaille : élevage le moins émetteur de GES

Une étude a mis en évidence que l’émission de gaz à effet de serre pendant et après l’élevage, est égale à 6,9 kg de CO2. Pour parvenir à faire ce calcul il y a plusieurs points à prendre en compte comme la fabrication de la nourriture et la localisation de l’élevage.

Mise à part ces points cités ci-dessus, d’autres doivent retenir notre attention : la conservation, la transformation, l’élimination des déchets, l’emballage, la conservation au frais et le transport du produit final. 

Ce qui nous amène à dire que l’élevage de volaille émet moins de GES si on le compare à l’élevage de bœuf (intensif ou extensif), il émet 27 kg d’équivalent CO2.  (1)

Porc : élevage industriel problématique

Le problème majeur de cet élevage est le lisier utilisé comme engrais. Il produit une grande quantité de méthane, ce qui est néfaste pour l’environnement. Le lisier est fabriqué à partir de déjections animales, de matières organiques et parfois d’eau. C’est un fléau qui touche la Bretagne, en développant des algues qui émettent une quantité de méthane conséquente. 

 

Synthèse : alors, quelles quantités pour chaque viande ?

Nous allons commencer par un conseil avant de parler chiffres : privilégiez la qualité à la quantité en matière de viande. Tu as le choix d’acheter ta viande chez ton boucher du coin, directement chez l’éleveur ou bien en supermarchés. Il est aussi recommandé de consommer de la viande fraîche à la viande transformée, car celle-ci est accompagnée de substances chimiques qui peuvent être mauvaises pour ta santé. 

Voici, un autre conseil sur comment remplir ton assiette.

  1. Des légumes sur la moitié de l’assiette
  2. De la viande rouge ou blanche en quantité raisonnée (voir ci-dessous)
  3. Dans le dernier tiers des féculents comme les céréales complètes, les légumineuses, les légumes racines et tant d’autres.
repas équilibré

Photo de ROMAN ODINTSOV provenant de Pexels

Combien de grammes de viande rouge par personne ?

Il est conseillé par  l‘ANSES, de consommer moins de 500 g de viande par semaine. Ce qui équivaut à une quantité journalière d’environ 71 g. Pour rappel, la viande rouge correspond au bœuf, aux abats, au mouton, au veau, au porc, , à l’agneau, au cheval et au gibier. (3)

Néanmoins, si ta préoccupation reste l’environnement, il va falloir diminuer drastiquement ta consommation de viande rouge 😉 L’étude de l‘EAT Lancet, nous informes qu’il ne faudrait pas dépasser une consommation de viande rouge de plus de 98 g par semaine, cela correspond à 14 g par jour. (4)

Combien de grammes de viande de volaille par personne ?

En se basant sur l’étude de l’ANSES, la recommandation est de ne pas dépasser les 875 g de volaille par semaine. Il faut différencier la consommation pour les femmes et ne pas dépasser 525 g de poulet par semaine. (3)

En comparant ces chiffres avec le EAT Lancet, on aperçoit une différence. Il nous recommande de ne pas consommer plus de 203 g de volaille par semaine, cela correspond à une consommation quotidienne de 29 g. (4)

Ces deux instituts nous émettent divers chiffres, à suivre, selon ta priorité : santé ou environnement. Tu peux faire ton choix en ton âme et conscience !

 

Si tu es intéressé.e je peux te suggérer de lire notre article doit on arrêter de manger de la viande ?

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Sources

  1. Environmental Working Group
  2. Gaz à effet de serre: réduction, valorisation et économie circulaire – Solugen
  3. AVIS et RAPPORTS de l’Anses relatifs à l’Actualisation des repères du PNNS : Révision des repères de consommations alimentaires
  4. EAT-Lancet_Commission_Summary_Report_French.pdf (eatforum.org)

 

Crédit photo de couverture de Pixelme Stock Photography provenant de Pexels

 

 

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